Une potence ne vaut que par ce sur quoi elle est boulonnée. Huit étapes sur site, moments à la base et charges d'ancrage de 0,125 à 5 tonnes, valeurs de mise d'aplomb du mât et d'alignement de la flèche, fourchettes de coûts 2026, et les valeurs d'essai de charge à atteindre avant la mise en service.
Une potence ne vaut que par ce sur quoi elle est boulonnée. Prévoyez 2 à 3 jours ouvrés pour une potence sur colonne posée sur une dalle existante saine, 1 à 2 jours pour une unité murale, et 5 à 10 jours lorsqu'une nouvelle fondation doit être coulée et durcie. La potence elle-même se monte en une journée. C'est la fondation qui prend le temps, et c'est aussi à elle que la plupart des retours SAV se rapportent. Comptez 800 à 3 000 USD de main-d'œuvre d'installation et 300 à 800 USD pour l'essai de charge sur une potence de poste de travail typique de 0,5 à 2 tonnes.
Ce guide couvre les huit étapes sur site, ce que la fondation doit réellement reprendre de 0,125 à 5 tonnes, la mise d'aplomb du mât et le réglage de la flèche, les fourchettes de coûts 2026, les valeurs d'essai de charge qui décident de la mise en service, et les documents de réception qu'il vaut la peine d'exiger. Il est écrit pour les ingénieurs de maintenance et les propriétaires d'ateliers qui détiennent le contrat d'installation.
La plupart des gens imaginent la potence en train d'être montée. C'est un après-midi de travail. Le reste, c'est la fondation, la mise d'aplomb et l'alignement, et ce sont ces éléments qui décident si la flèche tournera de niveau pendant les quinze prochaines années.
Une potence sur colonne est une console en porte-à-faux. Toute la charge pend du côté d'un mât unique, donc la base ne porte pas seulement un poids, elle reprend un moment de rotation. Une potence murale transfère ce moment à la colonne ou au mur. Dans les deux cas, le périmètre du fournisseur de potence s'arrête généralement avant le béton et reprend une fois le béton prêt.
| Étape | Durée typique | Réalisée habituellement par |
|---|---|---|
| 1. Relevé sur site : contrôle de la dalle ou de la colonne, balayage de la portée et des dégagements, hauteur libre et réseaux | 0,5-1 jour | Propriétaire plus ingénieur potence |
| 2. Validation de la conception : dimensions de fondation, implantation des boulons d'ancrage, vérification du moment à la base | 3-10 jours (bureau) | Bureau d'études du fournisseur de potence |
| 3. Fondation : terrassement, cage d'armatures, boulons d'ancrage posés au gabarit, coulage du béton, durcissement | 3-7 jours de durcissement | Entreprise de génie civil |
| 4. Mât posé sur les écrous de réglage, mis d'aplomb, écrous de blocage serrés, platine calée au coulis | 0,5-1 jour | Équipe de montage |
| 5. Flèche posée sur l'axe de pivot, couronne d'orientation et butées montées, flèche mise de niveau | 0,5-1 jour | Équipe de montage |
| 6. Palan et chariot montés sur la flèche, butées d'extrémité de flèche réglées et vérifiées | 0,5-1 jour | Équipe de montage |
| 7. Électricité : alimentation, feston ou collecteur, boîte pendante ou télécommande, fins de course de translation et de levage | 1-2 jours | Équipe plus électricien |
| 8. Nouveau contrôle de l'aplomb sous charge, essai de charge, mise en service, dossier de réception | 1 jour | Ingénieur de mise en service, organisme tiers si exigé |
Les étapes 2 et 3 sortent du périmètre du fournisseur de potence sur la plupart des projets. L'étape 2 est du travail de bureau et ne vous coûte aucun jour sur site. L'étape 3 est celle qui mange le calendrier, parce que le béton est un autre corps de métier avec une autre file d'attente, et qu'il ne se soucie pas de votre date de démarrage de production.
Autant le dire clairement : un fournisseur qui chiffre « fourniture et pose avec mise en service » ne chiffre pas toujours les huit étapes. Demandez quels postes sont inclus et lesquels sont exclus, par écrit, avant de comparer deux prix.
La variable n'est pas le tonnage. C'est de savoir si la surface de montage existe déjà, et si elle est assez résistante. Une dalle saine de 200 mm sans réseaux en dessous donne un chantier court. Une dalle qui nécessite un massif coulé, ou un mur qui s'avère être de la brique de remplissage plutôt qu'une colonne structurelle, ajoute des jours et généralement de l'argent.
| Type de montage | Capacité typique | Travaux de fondation | Jours sur site |
|---|---|---|---|
| Montage mural, support fixe | 0,125-2 t | Contrôle de la colonne ou du mur, ancrages du support uniquement | 1-2 |
| Murale roulante, sur rail mural | 0,125-2 t | Supports de rail plus contrôle de la charpente murale | 3-6 |
| Montage sur colonne, dalle existante | 0,25-2 t | Platine ancrée avec des ancrages chimiques ou mécaniques | 2-3 |
| Montage sur colonne, nouvelle fondation | 0,5-5 t | Terrassement, armatures, boulons d'ancrage noyés, coulage, durcissement | 5-10 |
| Potence articulée, murale ou sur colonne | 0,125-1 t | Identique au support de base sur lequel elle repose | 1-3 |
C'est le temps de durcissement qui surprend les gens. Le béton est normalement spécifié à 3 000 psi, soit environ 20 MPa, à 28 jours. Une fondation peut être chargée bien avant si la formulation est conçue pour cela, mais une semaine est la fenêtre réaliste avant d'y poser une potence en service. Forcer ce délai, c'est se retrouver avec du béton fissuré autour des boulons d'ancrage six mois plus tard.
Autre point à vérifier au stade du relevé : sur une potence sur colonne, parcourez tout le cercle de rotation. La flèche balaie un arc, et cet arc doit être dégagé des racks, de la tuyauterie, des rails de porte et de tout élément haut. C'est une vérification de cinq minutes qui évite un déplacement.
C'est la partie que les acheteurs se représentent le plus souvent mal. Une potence ne pousse pas droit vers le bas. Elle pousse vers le bas d'un côté de la base et tire vers le haut de l'autre, parce que la charge pend à l'extrémité de la flèche. Ce couple s'appelle le moment à la base, et les boulons d'ancrage situés du côté opposé à la charge sont en traction, pas en compression.
Chiffre approximatif à retenir pour une discussion avec votre ingénieur structure : pour une flèche de potence, le moment de service à la base se situe autour de 11,8 kNm par tonne-mètre de charge nominale et de rayon. Une unité de 2 tonnes avec un rayon de 5 m avoisine 118 kNm. Un exemple de calcul publié pour une potence de 2 tonnes à 4 m donne un moment non pondéré de 94,2 kNm, ce qui concorde avec la même méthode.
| Capacité et rayon | Moment à la base (service, kNm) | Cercle de boulons d'ancrage typique | Bloc de fondation typique |
|---|---|---|---|
| 0,5 t à 3 m | environ 18 | 4 x M20 (3/4 in) | 800 x 800 x 800 mm |
| 1 t à 4 m | environ 47 | 4 x M24 (1 in) | 1 000 x 1 000 x 900 mm |
| 2 t à 4 m | environ 94 | 4 x M24 à M27 | 1 200 x 1 200 x 1 000 mm |
| 2 t à 5 m | environ 118 | 4 x M27 | 1 300 x 1 300 x 1 000 mm |
| 3 t à 6 m | environ 212 | 6 x M30 | 1 400 x 1 400 x 1 100 mm |
| 5 t à 8 m | environ 472 | 8 x M33 | 1 800 x 1 800 x 1 200 mm |
Ces moments sont les valeurs de service non pondérées. Votre ingénieur appliquera ensuite des coefficients de charge, puis vérifiera que la masse de béton, la pression de contact du sol et la traction des boulons travaillent ensemble. Les dimensions de bloc sont des points de départ typiques, pas un dimensionnement.
Les manuels d'installation de cette classe de potence spécifient couramment un béton de 20 MPa (3 000 psi) minimum et des boulons d'ancrage d'au moins 1 pouce, soit M20, de diamètre. Les dalles de béton coulées pour la circulation de chariots élévateurs conviennent souvent aux unités allant jusqu'à environ 0,5 t. Au-delà de 2 tonnes, il faut un bloc spécialement réalisé, et il faut le faire vérifier par quelqu'un qui engage sa signature, en particulier près des bords de dalle, des joints de dilatation et des câbles post-tendus. Percer dans une dalle post-tendue sans avoir réalisé de détection fait partie de ces erreurs que l'on ne commet qu'une fois.
Pour une potence murale, les chiffres changent complètement, puisque c'est le mur qui reprend le moment. Ce qui compte alors, c'est de savoir si le mur est une colonne structurelle ou un panneau. Une colonne en béton armé ou une colonne métallique correctement conçue est idéale. Une maçonnerie de remplissage ne l'est pas, quelle que soit son apparence massive. Faites vérifier la colonne avant de percer.
L'ordre des opérations compte ici, et se tromper coûte cher. Le mât se monte et se met d'aplomb avant tout calage au coulis et avant l'installation de la flèche. Pas après.
La séquence normale pour une potence sur colonne, tirée de la pratique d'installation utilisée pour cette classe de machine :
Montez le premier jeu d'écrous de réglage sur les boulons d'ancrage, leur face supérieure à environ 25 mm au-dessus de la fondation. Posez le mât sur les boulons de manière à ce qu'il repose sur ces écrous. Montez le second jeu d'écrous avec des rondelles de répartition et des rondelles plates. Selon la pratique AISC, les trous de platine surdimensionnés reçoivent des rondelles de répartition d'épaisseur adéquate, plus une rondelle standard, sur chaque boulon.
Puis mettez d'aplomb. Serrez un gabarit d'aplomb rigide sur la plaque supérieure du mât ou sur l'axe de pivot, perpendiculairement au mât. Suspendez un fil à plomb depuis un point du gabarit et prenez une cote de référence entre le fil et la face du mât près du haut, puis répétez en bas. Ajustez les écrous de réglage sous le côté le plus bas jusqu'à ce que les deux lectures concordent. Faites pivoter le gabarit de 180 degrés et répétez, puis faites le tour du cercle de boulons par pas de 60 degrés s'il y a six boulons.
Maintenez le mât vertical à environ 1 mm par mètre de hauteur. Sur un mât de 8 m, cela fait 8 mm en haut, et cela vaut la peine d'être recherché, car toute inclinaison à la base est multipliée par la hauteur du mât et se traduit par une flèche visiblement hors niveau. Une fois le mât d'aplomb, serrez les écrous de blocage.
Ne calez pas au coulis à ce stade. Calez après la pose de la flèche, puis lissez le mortier de calage sous la platine et revérifiez les écrous de blocage. La raison de ce délai est simple : la platine doit avoir un contact total avec la fondation une fois terminée, et vous voulez que ce contact soit établi avec la machine portant sa charge excentrée réelle, et non un mât vide.
| Contrôle | Valeur à respecter | Pourquoi c'est important |
|---|---|---|
| Verticalité du mât | environ 1 mm par mètre de hauteur de mât | L'inclinaison est multipliée par la hauteur et met la flèche hors niveau |
| Contact de la platine | Contact total après calage au coulis, sans jeu | Une platine qui bascule fatigue les boulons d'ancrage |
| Saillie des boulons d'ancrage | Selon la fiche de cotes du fournisseur, typiquement plus ou moins 5 mm | Des boulons trop courts ne se rattrapent pas ; les rondelles viennent en butée |
| Couple de serrage des écrous | Valeur du fournisseur pour la classe de boulon, consignée | Un sur-serrage éclate le cône de béton ; un sous-serrage se desserre sous charge |
| Niveau de la flèche, sans charge | De niveau à environ L/1000 | Une flèche inclinée fait dériver le chariot et courir la charge |
Un détail que les gens sautent : la flèche n'est pas installée tant que le mât n'est pas correctement mis d'aplomb. Si la flèche est déjà en place, la mise d'aplomb devient de l'approximation, parce que vous courez après une référence qui bouge.
Le mât d'aplomb, la flèche descend sur l'axe de pivot par-dessus la couronne de roulement. Vérifiez le niveau de la flèche à environ L/1000 près. Montez ensuite la couronne d'orientation et les butées de rotation, et vérifiez que le débattement couvre bien l'arc que vous avez commandé. Une flèche de 270 degrés qui ne balaie que 240 degrés parce qu'une butée a été montée dans le mauvais trou est une découverte bien réelle et agaçante.
Le chariot roule le long de la flèche, donc les butées d'extrémité de flèche importent plus qu'on ne le pense. Montez-les aux deux extrémités et vérifiez-les à la main avant de poser le palan. Sans butée à l'extrémité extérieure, le chariot sort simplement de la flèche la première fois que quelqu'un tire fort sur une chaîne de manœuvre.
La déflexion est l'autre point à examiner, et il vaut mieux la contrôler sous charge. Une flèche de potence est une console en porte-à-faux, donc elle fléchit à son extrémité. La flèche en bout pour une console vaut delta = P x L au cube divisé par 3 x E x I, où P est la charge en bout, L la longueur de flèche, E le module d'élasticité de l'acier et I le moment d'inertie de la section. Pour une potence de 2 tonnes avec une flèche de 4 m constituée d'un caisson de 300 x 250 x 8 mm en acier Q355B, un exemple de calcul publié donne une flèche en bout de 13,7 mm, soit environ L/292 à la charge nominale.
Où se situent les limites :
| Classe de service (ISO 4301-1) | Limite verticale structurelle | Cible en bout de flèche à la charge nominale | Utilisation typique |
|---|---|---|---|
| A3 | L/500 | environ L/200 | Levage occasionnel dans une travée d'atelier |
| A4 | L/500 | environ L/200 | Postes de maintenance et d'assemblage |
| A5 | L/750 | environ L/300 | Alimentation de machines et postes de chargement |
| A6 à A8 | L/800 à L/1000 | L/300 ou plus serré | Service en production continue |
Si la précision de positionnement compte, ce qui est le cas dès que la potence alimente une machine-outil, visez la limite la plus serrée. Une flèche qui fléchit au-delà de la cible n'est pas un problème de sécurité, c'est un problème de répétabilité, et l'opérateur le ressentira à chaque cycle.
La gamme de potences que SIEC construit couvre 0,125 à 5 tonnes pour des rayons de flèche de 2 à 10 m, avec montage sur colonne, mural et mural roulant et des arcs de rotation de 180, 270 ou 360 degrés.
Deux chiffres comptent et les acheteurs n'en demandent généralement qu'un. Le prix de la potence est le chiffre visible. Le coût installé est celui qui atterrit dans votre budget, et sur une potence l'écart entre les deux est plus large que sur la plupart des équipements de levage, parce que la fondation et les travaux électriques sont des corps de métier distincts.
Les conditions de site et le périmètre d'installation ajoutent systématiquement 20 à 50 pour cent au-dessus d'une offre portant uniquement sur la potence. Le transport, la fondation, le câblage et les essais de charge sont les responsables habituels.
| Poste de coût | Plage typique, USD | Remarques |
|---|---|---|
| Structure de la potence : mât, flèche, roulement, butées de rotation | 1 600-9 500 | Varie avec la capacité et le rayon de flèche, pas avec le type de montage |
| Palan et chariot | 600-3 500 | Palan à chaîne en bas de gamme, palan à câble en haut |
| Transport et expédition | 300-1 500 | La longueur de flèche pèse plus lourd que le poids dans ce poste |
| Fondation en béton, modèles sur colonne uniquement | 1 000-5 000 | Nul pour une potence murale sur une colonne vérifiée |
| Câblage électrique et alimentation | 300-1 500 | Commande pendante et fins de course simples en bas de gamme |
| Main-d'œuvre d'installation | 800-3 000 | Deux à quatre jours-équipe, y compris un engin de levage mobile si nécessaire |
| Essais de charge et mise en service | 300-800 | Plus élevé avec un inspecteur tiers et un rapport écrit |
Additionnez ces postes pour une potence de poste de travail typique et vous arrivez entre 3 500 et 14 500 USD installés pour la gamme de 0,25 à 3 tonnes, montage mural en bas de fourchette et montage sur colonne sur béton neuf en haut.
| Capacité | Rayon de flèche | Montage mural, installé | Montage sur colonne, installé |
|---|---|---|---|
| 0,25 t | 2-3 m | 2 800-4 200 | 4 200-6 500 |
| 0,5 t | 3-4 m | 3 500-5 500 | 5 500-8 500 |
| 1 t | 4-5 m | 4 200-7 000 | 7 000-11 000 |
| 2 t | 5-6 m | 5 500-9 000 | 9 000-14 500 |
| 3 t | 6-8 m | non courant | 11 000-17 000 |
| 5 t | 8-10 m | non courant | 15 000-24 000 |
L'écart entre les colonnes mural et sur colonne n'est pas la potence. C'est la fondation et la journée-équipe supplémentaire. Si vous disposez d'une colonne structurelle vérifiée et que la portée convient, une potence murale est l'installation la moins chère, et de loin. Sinon, la solution sur colonne est la réponse honnête et le béton est incontournable.
La mise en service est le moment où une bonne installation est prouvée et où une installation bâclée est démasquée. Ne laissez personne signer la fiche de réception avant que la charge d'essai ait été suspendue au crochet et que la déflexion ait été mesurée.
Commencez à vide. Faites parcourir à chaque mouvement toute sa course et tout son arc de rotation. Contrôlez le limiteur de levage, les fins de course de translation, les butées de rotation, le frein et l'arrêt d'urgence, un par un. Puis introduisez les masses d'essai.
| Essai | Charge | Durée | Critère d'acceptation |
|---|---|---|---|
| Fonctionnement, sans charge | 0 pour cent | Un cycle complet de chaque mouvement | Déplacement fluide, fins de course et frein opérationnels, l'arrêt d'urgence stoppe tout mouvement |
| Essai statique de preuve | 125 pour cent de la capacité nominale | Maintien de 10 minutes, charge en bout de flèche | Aucune déformation permanente, aucune fissuration, aucun mouvement d'ancrage, aucun soulèvement de la platine |
| Essai dynamique | 110 pour cent de la capacité nominale | 3 à 5 cycles complets de levage, de translation et de rotation | Les freins tiennent, aucun bruit anormal, aucune dérive |
| Mesure de la déflexion | 100 pour cent de la capacité nominale | Mesure en bout de flèche avec le chariot en position extérieure | Dans la cible pour la classe de service, soit environ L/200 à L/300 |
| Recontrôle des ancrages et des boulons | Après retrait des charges d'essai | Resserrage au couple spécifié par le fournisseur | Le couple tient, la platine est toujours en contact total |
L'ASME B30.11 couvre les ponts suspendus et les systèmes monorails, et inclut explicitement les flèches de potence. Pour cette classe de machine, l'essai statique est normalement réalisé à 100 à 125 pour cent de la capacité nominale et l'essai dynamique à 110 pour cent, et l'enregistrement écrit de ce qui a été testé et de la manière employée n'est pas facultatif. Cet enregistrement est aussi ce qu'un inspecteur tiers ou un assureur demandera. Le remplacement d'un câble ou d'une chaîne de levage est exempté d'un nouvel essai complet tant que le palan fait l'objet d'un contrôle de fonctionnement, mais une potence déplacée, modifiée ou réparée ne l'est pas.
Une remarque pratique : pesez la charge d'essai plutôt que de vous fier à l'étiquette. Une pile de plaques qui fait « environ 2 tonnes » ne tiendra pas dans un rapport, et si le chiffre réel est 2,4 tonnes, l'essai ne veut rien dire.
Demandez l'ensemble de ces dix éléments dans le dossier de réception. Si l'installateur rechigne sur l'un d'eux, c'est une information en soi.
| Élément | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|
| 1. Conception de la fondation et dossier de récolement | Dimensions du bloc, classe de béton, armatures, type et classe des boulons d'ancrage, date de coulage |
| 2. Relevés d'aplomb du mât et de niveau de la flèche | Des chiffres réels, pas le mot « vérifié » |
| 3. Relevé de couple de serrage des fixations | Valeur cible et classe pour chaque boulon critique, avec la valeur obtenue |
| 4. Certificat d'essai de charge | Charges d'essai utilisées et confirmées, temps de maintien, instruments, réussite ou échec |
| 5. Mesure de la déflexion à la charge nominale | Valeur en mm et en fraction de la longueur de flèche |
| 6. Schéma électrique et câblage de récolement | Correspondant à ce qui est réellement sur la machine, pas au plan générique |
| 7. Essai de fonctionnement des fins de course et de l'arrêt d'urgence | Chaque dispositif testé individuellement et consigné |
| 8. Manuel d'utilisation et de maintenance | Dans la langue que les opérateurs lisent réellement |
| 9. Programme de maintenance et d'inspection | Tâches quotidiennes, mensuelles et annuelles avec les intervalles explicités |
| 10. Conditions de garantie et liste de pièces détachées | Durée de couverture, ce qui l'annule, et quelles pièces sont consommables |
Deux de ces éléments sont constamment oubliés : le relevé de couple de serrage et le schéma électrique de récolement. Les deux sont peu coûteux à produire pendant l'installation et coûteux à reconstituer ensuite.
Après suffisamment d'installations, la même poignée de problèmes revient sans cesse. Aucun n'est exotique.
La fondation est bâclée. Le béton est chargé avant d'avoir durci, ou la formulation n'a jamais été conçue pour la charge d'ancrage, et le résultat est un cône fissuré autour des boulons quelques mois plus tard. Il n'existe pas de réparation bon marché pour cela. Le boulon d'ancrage n'est résistant que par le béton dans lequel il est noyé.
La platine ne finit pas en contact total. Le calage au coulis est omis, ou réalisé avant la pose de la flèche, ou réalisé avec des boulons mal assis. Le mât bascule alors légèrement à chaque levage, et un léger basculement répété quelques centaines de milliers de fois, c'est exactement à quoi ressemble la fatigue des boulons.
La flèche est posée avant que le mât soit d'aplomb. La flèche est alors hors niveau, le chariot dérive, et la « solution » consiste à caler la flèche, ce qui masque le vrai problème au lieu de le résoudre.
La classe de service a été mal spécifiée. Quelqu'un achète une potence A3 pour un poste de travail, puis l'utilise comme potence d'alimentation de machine à 15 levages par heure, et se demande pourquoi elle réclame de l'attention dès la deuxième année.
Les ancrages chimiques sont trop serrés. Sur une installation en dalle, c'est un moyen courant d'éclater le béton autour de l'ancrage et de perdre l'essentiel de la capacité de retenue. Serrez au couple prescrit, pas au ressenti.
Et la butée d'extrémité de flèche est absente ou montée d'un seul côté. Le chariot sort du bout de la flèche, la charge tombe, et c'est entièrement évitable.
À garder en perspective : tous équipements de levage aériens confondus, la dégradation des câbles représente environ 18 pour cent des incidents déclarés, selon les chiffres de la CMAA. L'organe de levage n'est pas le point faible d'une potence, mais c'est la pièce qui s'use en silence, ce qui explique l'existence du contrôle visuel quotidien avant la première prise de poste.
Si vous voulez les chiffres correspondant à votre propre implantation avant d'acheter, la gamme de potences couvre 0,125 à 5 tonnes avec les options de montage et les arcs de rotation détaillés, et nos ingénieurs vous transmettront les charges d'ancrage et les moments à la base dont votre entreprise de génie civil a besoin.
Un à deux jours pour une potence murale sur une colonne vérifiée, deux à trois jours pour une potence sur colonne ancrée dans une dalle existante saine, et cinq à dix jours lorsqu'une nouvelle fondation doit être coulée. Sur la voie fondation, c'est le durcissement du béton qui domine, pas la potence. La potence elle-même est généralement montée, alignée et testée en charge en une seule journée de travail une fois la base prête.
Souvent oui, si la dalle est saine et suffisamment épaisse. La pratique d'installation pour cette classe de potence exige couramment un béton de 20 MPa minimum, soit 3 000 psi, et des boulons d'ancrage d'au moins 1 pouce de diamètre. Les dalles coulées pour la circulation de chariots élévateurs sont fréquemment suffisantes pour des unités allant jusqu'à environ 0,5 t. Au-delà de 2 tonnes, faites intervenir un ingénieur génie civil, surtout près des bords de dalle, des joints de dilatation et des câbles post-tendus. La valeur dont il aura besoin est le moment à la base, qui se situe autour de 11,8 kNm par tonne-mètre de charge nominale et de rayon.
Cela dépend du moment à la base, et non du tonnage seul, mais les fondations typiques de potence sur colonne vont de 800 à 1 200 mm de profondeur. Une potence de 1 tonne à 4 m peut utiliser un bloc de 1 000 x 1 000 x 900 mm ; une potence de 3 tonnes à 6 m se rapproche de 1 400 x 1 400 x 1 100 mm. Le bloc est dimensionné pour que sa masse et la pression de contact du sol résistent au moment de renversement, les boulons d'ancrage situés du côté opposé à la charge travaillant en traction. Ne le dimensionnez pas à partir d'une simple règle empirique.
L'ASME B30.11 couvre les ponts suspendus et les systèmes monorails et inclut les flèches de potence. La pratique pour cette classe de machine est un essai statique à 100 à 125 pour cent de la capacité nominale maintenu environ 10 minutes, plus un essai dynamique à 110 pour cent sur plusieurs cycles de mouvement complets, avec mesure de la déflexion à la charge nominale. Un enregistrement écrit des charges d'essai et des opérations effectuées est obligatoire pour les potences neuves, déplacées, modifiées, réparées ou transformées. Le remplacement d'un câble ou d'une chaîne de levage en est exempté tant que le palan fait l'objet d'un contrôle de fonctionnement.
Le montage mural, et de loin, lorsqu'une colonne ou un mur structurel vérifié est disponible au bon endroit. Il n'y a ni fondation à couler ni terrassement, et l'installation se termine généralement en un à deux jours contre deux à trois pour une unité sur colonne posée sur une dalle existante. Le piège est que le mur ou la colonne doit être réellement structurel. Une maçonnerie de remplissage ne reprendra pas le moment, et le découvrir après avoir percé est une découverte coûteuse. La page produit des potences présente les deux types de montage avec les charges.
La main-d'œuvre d'installation se situe entre 800 et 3 000 USD, les travaux électriques entre 300 et 1 500 USD, et les essais de charge avec mise en service entre 300 et 800 USD. Une fondation en béton pour un modèle sur colonne ajoute 1 000 à 5 000 USD, et le transport ajoute 300 à 1 500 USD. Les systèmes complets installés se situent entre 3 500 et 14 500 USD pour la gamme de 0,25 à 3 tonnes. Les conditions de site et les travaux hors périmètre ajoutent systématiquement 20 à 50 pour cent de plus, alors demandez une liste de périmètre plutôt que de comparer des prix nets.
Envoyez-nous l'implantation de votre atelier, les détails de la dalle ou de la colonne et le levage que vous devez réaliser. Notre équipe d'ingénierie confirmera la capacité et le rayon de flèche adaptés, le moment à la base et les charges d'ancrage dont votre entreprise de génie civil a besoin, le type de montage qui raccourcit l'installation, et un périmètre complet d'installation et de mise en service pour que rien ne tombe entre les contrats.
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